Namibie

La tête dans les étoiles

Imaginez le ciel nocturne. On le voit déjà bien en France loin des zones polluées par la lumière. Maintenant imaginez ce ciel, avec encore moins de lumières gênant l’observation, donc un ciel plus noir et encore plus d’étoiles. C’était le ciel en Namibie, dans le désert du Namib.

J’avais déjà vu un tel ciel en Amérique du Sud, dans le salar d’Uyuni en Bolivie. Mais à presque 4000m d’altitude, il faisait environ -5°C. Effectivement, le ciel était aussi beau mais l’observation peu confortable et vite écourtée pour cause de froid intense.
Là, l’expérience a été tout autre. Pas de froid et un calme absolument incroyable. Je vais essayer de vous raconter…

Il y a eu deux nuits en particulier, dans des réserves autour des montagnes Tiras, en bordure du parc national de Namib-Naukluft. Ces deux nuits, comme toutes les autres du voyage nous campions. En revanche, elles furent parmi les rares où il y avait vraiment très peu de monde dans le camping : un ou deux autres groupes au maximum. Il faut dire que la grande majorité des touristes ne passent pas par là, ou logent dans les lodges de ces réserves qui étaient complètement isolées. Tellement éloignées de tout que nous n’avions pas d’électricité (ça par contre, c’est arrivé régulièrement pendant le voyage).
Ces soirs sans électricité, nous mangions rapidement à la tombée de la nuit ou juste après. L’avantage du camping est que l’on vit dehors. On voit alors la nuit tomber doucement, les étoiles s’allumer les unes après les autres. On voyait rapidement la très lumineuse Jupiter, puis Saturne, puis petit à petit les étoiles et constellations.

Il y a eu aussi la nuit à côté de la forêt d’arbres carquois. Une fois la nuit tombée, le ciel bien noir, je suis retournée me promener sur le site avec notre guide, afin de jouer avec lampes et appareils photos sous les arbres pour prendre leurs formes atypiques sous la voie lactée.

Pendant le voyage, j’ai appris à repérer certaines constellations comme la croix du Sud et le scorpion. J’ai même réussi à voir Hercule une fois, mais je ne l’ai pas retrouvée le lendemain !
Et il y avait la voie lactée. Elle traversait le ciel, le bulbe entièrement visible dans la voûte. Il y avait tellement d’étoiles dedans, je n’avais pas le souvenir d’en avoir déjà vu autant.

Je n’oublie pas la lune, j’ai vu quelques beaux levés et couchés de lune, dont une belle pleine lune rousse.

Ce furent des nuits magiques, des moments qui s’étiraient sans que je ne vois le temps passer, trop absorbée dans ma contemplation. Hypnotisée par ce ciel, ces innombrables étoiles, comme si je ne les avais jamais vues. Inlassable, j’ai passé quelques heures à les regarder, à les photographier (ou tout du moins essayer).
Ainsi j’ai pris la voie lactée, Jupiter et ses lunes et même tenté, sans succès, de prendre Saturne. Mes photos sont loin d’être parfaites mais je débute en photos du ciel nocturne et elles me rappellent de tellement beaux souvenirs que cela me suffi pour l’instant.

De gauche à droite : Europe, Jupiter, Ganymède, Callisto qui est très peu lumineuse (Io n’était pas visible ce soir là, car trop proche de Jupiter).

Ces nuits étaient grandioses. C’était quelque chose, de me sentir si petite, insignifiante, si émue et émerveillée face à la voûte céleste. Je trouve cela poétique, apaisant. J’en ai encore des étoiles plein les yeux.

Sans aller aussi loin qu’en Namibie, essayez de trouver un endroit où il n’y a pas trop de pollution lumineuse et regardez le ciel, la lune, les étoiles. Il suffit de lever la tête. Avec un peu de patience et de chance vous verrez peut-être une étoile filante.

Vous aimez les étoiles ?

PS : éteignez vos lumières pour rallumer les étoiles !

2 commentaires

  1. Ton blog est vraiment super! De très jolies photos et aventures, ça donne envie de découvrir tout ca!
    Hate de suivre tes prochaines vadrouilles.
    Merci de nous faire partager tes voyages!

    1. Merci beaucoup Killian, trop gentil ton commentaire !

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